26 mai 2009
Nouveau mode de recrutement des infirmières !!!
Publié le 25/05/2009 à 10:56 - Modifié le 25/05/2009 à 12:56 AFP
Des "seins artificiels" pour contrer la pénurie d'infirmières tchèques
Une clinique privée de Prague recrute ses infirmières en leur offrant une nouvelle poitrine ou un ventre retendu pour la signature d'un contrat de trois ans, afin de contrecarrer la pénurie de personnel médical.
L'offre, lancée il y a quelques mois, a rencontré un grand succès, selon le directeur de la clinique, Jiri Schweitzer, qui voit désormais affluer des dizaines de candidatures à chaque recrutement.
"J'en ai parlé autour de moi, à des collègues et à des amis, cela a suscité un intérêt énorme", a déclaré à l'AFP Petra Kalivodova, une infirmière qui a elle-même opté pour une lipposuccion.
Comme elle, sept autres infirmières ont déjà utilisé leur bonus qui leur a permis d'accéder à des soins sinon inabordables pour elles.
La clinique facture 75.000 couronnes (2.823 euros) pour une chirurgie mammaire, soit plus de trois mois de salaire pour une infirmière et jusqu'à 1880 euros pour une liposuccion, soit environ deux mois de salaire.
Le bonus a aussi un effet dissuasif: une infirmière qui résilie son contrat avant terme doit rembourser sa chirurgie plastique. A contrario, au bout de trois ans, un renouvellement de contrat est récompensé par une nouvelle intervention plastique gratuite. Médecins et secrétaires peuvent bénéficier de l'offre.
Le nombre de cliniques de chirurgie esthétique a triplé en République tchèque entre 1997 et 2006, selon l'Institut tchèque des statistiques de santé, du fait de la popularisation des interventions plastiques dans l'ancien pays communiste et de l'afflux de clients étrangers en quête de bas tarifs.
Dans le même temps, l'attrait de meilleurs salaires dans les autres pays européens a provoqué une hémorragie du personnel de santé.
21 mai 2009
Bon anniversaire à Léa BOUTEVILLAIN...
... qui fête ses 10 ans le 22 mai.
Léan est la fille de Josette Jeanniot et de Claude BOUTEVILLAIN. Elle appartient donc à la branche Saint-Germain 78sg
(Meuse)
Bon anniversaire à Jean-Christophe LEROUX...
... qui fête ses 44 ans le 21 mai.
Jean-Christophe est le fils de Guy Leroux et d'Annie BOUTEVILLAIN (Haute-Marne). Il appartient donc à la branche Saint-Germain 78sg
(Isère)
18 mai 2009
Bon anniversaire à Pauline BOUTEVILLAIN...
... qui fête ses 10 ans le 19 mai.
Pauline , qui est une fille de Catherine Rombach et Eric BOUTEVILLAIN, appartient à la branche de l'Aube (10au)
(Maine et Loir)
Bon anniversaire à Muriel DUFANT...
... qui fête ses 38 ans le 19 mai.
Muriel vit avec Benoît Geoffroy, qui est un fils d'Henri Geoffroy et Claude BOUTEVILLAIN, branche de l'Aube (10au)
(Aube)
Bon anniversaire à Eric BOUTEVILLAIN..
... qui fête ses 46 ans le 19 mai.
Eric appartient à la branche Saint-Germain 78sg
(Meurthe et Moselle)
Bon anniversaire à Solange LEROY...
... qui fête ses 88 ans le 19 mai.
Solange est la veuve d'André BOUDVILLAIN, et appartient à la branche Essonne-Loiret 91-45
(Loiret)
Bon anniversaire à Christian MALOT...
... qui fête ses 55 ans le 19 mai.
Christian vit avec Françoise BOUTEVILLAIN, qui appartient à la branche Saint-Germain 78sg
(Meuse)
16 mai 2009
Echanges N°4 - Décembre 1981








15 mai 2009
En mémoire des soldats du 8e RPIMA tombés en Afghanistan
Notre famille est présente en Afghanistan par Gilbert BOUTEVILLAIN, auquel nous souhaitons bonne chance. Une petite pensée pour Marie-Christine, son épouse, et ses deux filles, Roxanne et Aliénor ! .
Le 8e RPIMa, qui a perdu huit de ses hommes, est en deuil.
Ils avaient 20 ans ou un peu plus. Ils s'appelaient Damien, Kevin, Alexis, Sébastien, Nicolas, Julien ou Anthony. Leurs camarades du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) portent leurs cercueils. Sonnerie aux morts. Drapeaux en berne. Pour dix jeunes gens tombés dans une embuscade en Afghanistan. Tous engagés. Volontaires. C'était la devise du 8e fondé en Indochine en 1951 et qui s'appelait alors le bataillon de parachutistes coloniaux. Il avait été décimé à Diên Biên Phu. Recréé en Algérie en 1956, le régiment s'était installé à Castres en 1963. Il a payé le plus lourd tribut lors de l'accrochage du 18 août : huit disparus.
À 18 ans, Damien Buil, Kevin Chassaing, Sébastien Devez, Damien Gaillet, Nicolas Grégoire, Julien Le Pahun, Alexis Taani ou Anthony Rivière n'avaient pas choisi l'armée par hasard. Gamins, déjà, ils rêvaient de porter l'uniforme. Parce qu'un grand-père avait servi en Indochine. Parce que devenir militaire était pour eux une promesse d'aventure, de voyages, de «vraie vie». Parce que tout le monde n'est pas né pour regarder la télévision en pantoufles et faire attention en traversant la rue.
Sportifs, souvent casse-cou, ils étaient de plain-pied dans leur siècle. Ils adoraient le rap, les courses en moto, le VTT, le magret de canard, les fêtes entre copains ou, bien plus réservés, se retrouver en famille et se souvenir des jours où, en mission, leur cœur battait plus vite.
Lorsque la colonne de reconnaissance a abordé le col du district de Saroubi, en rase campagne, il faisait plus de 30 degrés. Leur cœur battait-il la chamade ? Une poussière drue et dense empêchait de voir plus loin que le bout de son nez. Les talibans ont frappé l'avant-garde puis ils ont pris pour cible la base d'appui de la section. Les combats se sont prolongés tard dans la nuit. Sans Damien, Kevin, Alexis, Sébastien, Nicolas, Julien et Anthony. Ils étaient déjà tombés. Pas en même temps. Mais les uns après les autres.
À Caen, à Castres ou bien en outre-mer, leurs proches cherchent des mots. Mais ce n'est pas simple de raconter un jeune homme. Surtout quand il a disparu. On se heurte à un visage, un sourire, une silhouette. On voudrait les toucher. On ne comprend pas toujours que ce sera désormais impossible. Alors des banalités viennent aux lèvres. Ils diront que Julien n'était pas «bien épais», qu'Anthony était «gentil», que Damien a toujours été «adorable». Ça ne signifie rien. Ils le savent. Ils parleront du chien que Sébastien a offert à sa femme avant de partir pour Kaboul, du calme de Nicolas qui avait conscience du danger mais n'en faisait pas une histoire parce que «c'est le métier». Ils se souviendront d'un pressentiment de Sébastien ou de la fierté de Damien lorsqu'il était devenu ceinture noire de judo. Ils évoqueront le dernier appel d'Anthony pour rassurer ses parents. Ils raconteront les accidents en Mobylette de l'un, les bûches en moto de l'autre. Ils montreront également des photos.
Tous les garçons sous leur béret rouge ont un air de famille. Un air d'ailleurs, aussi. Parce que la guerre vous rend toujours un peu étranger. Damien, Kevin, Sébastien, Damien, Nicolas, Alexis, Julien et Anthony se connaissaient bien. Peut-on parler d'amitié entre le sergent-chef Devez, le caporal-chef Buil, le caporal-chef Grégoire et leurs soldats Chassaing, Gaillet, Le Pahun, Rivière ou Taani ? D'une vraie fraternité d'armes en tout cas. Dans la section Carmin 2 de la quatrième compagnie du 8e RPIMa, les rôles étaient bien définis. Le patron, c'était l'adjudant Evrard, blessé au cours de l'embuscade. Devez, 29 ans, qui voulait être militaire dès son onzième anniversaire, était l'adjoint. Il se voyait, lui, arrivé au régiment en 1997, comme «le protecteur des petits jeunes», ces premières classes âgés de 19 à 21 ans et récemment incorporés. Une fois revenu au pays, Sébastien voulait même inviter ses «petits» à la maison pour qu'ils rencontrent sa famille. À ses côtés, le caporal-chef Buil, chef de groupe de 31 ans, et le caporal-chef Grégoire, 26 ans, apportaient leur expérience avec respectivement dix ans et sept ans passés au régiment. Les «petits jeunes» n'ont pas posé de questions quand l'adjudant Evrard a donné l'ordre à leur chef de partir en reconnaissance. En guise d'épitaphe, un de leurs frères d'armes lâche quelques mots : «En sauvant la colonne, ils sont morts en faisant leur boulot.»
Les jeunes paras avaient suivi une formation pendant quatorze mois avant de partir pour l'Afghanistan. C'était au mois de juillet. La plupart devaient revenir en décembre. La mort ? Ils n'en parlaient jamais. Ceux qui avaient été en Afrique, en Nouvelle-Calédonie ou au Kosovo ne racontaient pas non plus leurs campagnes, leurs missions. Par discrétion. Mais aussi parce qu'ils étaient trop jeunes encore pour se pencher sur leur passé. Ils faisaient tous des projets, des enfants, des plans sur la comète. Comme tout le monde. En permission, ils reprenaient sans se forcer les habitudes de leur jeunesse et ils enfourchaient leur vélo pour faire une balade. Ou bien ils se mettaient à bricoler. À dessiner. Ou à lire une BD.
À Castres, Noyon, Caen, Saint-Gaudens, Tampon, à Cambounet-sur-le-Sor, des femmes, des hommes voudraient décrire, définir le fils, le fiancé, le mari, le frère qu'ils ont perdu. Les figer. Les sculpter. En vain. Parce que Damien, Kevin, Sébastien, Nicolas, Julien ou Anthony ne sont pas réductibles à quelques traits de caractère. Ou le goût des sports de l'extrême. Ni même à la fierté de servir leur pays. Pourtant, c'est peut-être cette passion, elle les animait, qui définit le mieux les dix garçons morts en Afghanistan. On la croyait perdue. Oubliée. Passée de mode. Elle a survécu. Sans que personne n'en parle. Eux, en sont les témoins.
C'est quoi une vie de soldat en Afghanistan ? On vit sur une base opérationnelle. On alterne les tours de garde et les patrouilles. Le matin, on prend une douche de fortune derrière une bâche de plastique. Le soir on engage une partie de cartes ou de tarots. Quelques militaires ont amené leur console de jeux. D'autres ne font rien. Tous s'endorment assez vite, les rangers toujours prêtes au pied du lit. La table de chevet est en carton. Les groupes électrogènes et des tirs sporadiques constituent le bruit de fond. Et les jours ressemblent aux jours ; les nuits aux nuits. Mais derrière les sacs de sable, ou en mission de surveillance, sans jamais quitter leur arme, Damien, Kevin, Sébastien, Nicolas, Julien ou Anthony vivaient autre chose de plus mystérieux. Ils se sentaient les égaux d'une cohorte innombrable de jeunes gens qui à travers les siècles ont donné leur vie. Sans maugréer. Sans rechigner. Sans pleurnicher. Et qui avaient eux aussi 20 ans.
Un numéro vert (0800 74 75 75) a été ouvert pour les familles des militaires présents en Afghanistan.